Nouvelle création sur l’eau
du groupe ilotopie

Les Oxymores d'eau

Lancement 2010

1. Les Oxymores d'eau, nouvelle création aquatique
2. Ode à l'eau
3. L'eau mise en ville
4. L'eau, espace public
5. Ecrire sur l'eau
6. Objectifs
7. La scénographie
8. Les navigacteurs
9. Point de vue sur la scénographie
10.
La lumière sur l'eau
11. Le son sur l'eau
12. L'attrappe-watts : un potager d'énergie
13. Un village aquatique vivant ouvert aux publics
14. Premier spectacle à énergie positive
15. Equipe et distribution
16. Planning des Oxymores
17. Partenaires


1. "Les Oxymores d'eau", nouvelle création aquatique

La Camargue, creuset des créations de la compagnie
ilotopie, fait partie du territoire Marseille Provence 2013,
Capitale Européenne de la Culture.

Nos projets dans cet événement s'intitulent «Parcours de l'eau», et se construisent aujourd'hui déjà avec «Les Oxymores d'eau», spectacle aquatique prêt à jouer au printemps 2010.

Ce dossier offre des points de vue issus de nos nombreuses expériences spectaculaires avec “des publics du bord de l’eau” et jette les bases de la création en cours qui croisera grand spectacle visuel et utopie technologique et politique bien au-delà d'un effet de théâtre.
Un synopsis illustre plusieurs étapes du scénario et fait un point sur l’écriture, tandis que des notions comme la libération rapide d’énergie accumulée sur site pour créer un spectacle sans consumérisme y sont déjà amorcées.



2. Ode à l'eau

La création en cours dans les ateliers d’ilotopie est une ode à l'eau, fresque de poésie et de violence, quand le partage des eaux se fait dans la fureur, quand l'eau baigne les naissances à venir, quand l'homme se rappelle à son métabolisme liquide, vieille algue devenue mammifère dressé.

Pour rencontrer les Oxymores, paradoxes vivants glissants sur la scène liquide, le public viendra à la nuit, aux abords de l’eau, se repaître.
Face à lui, oubliés dans un bout d’univers englué, dépérissant entre les concessions et les bassesses, hésitant entre abandons et abondances, il verra des êtres tendres et sensibles émerger malicieusement et s’adapter fort bien à la montée des eaux et aux amours humides.

L'eau, c'est parfois ce que l'on croit voir, mais c'est en fait ce que l'on est, élément constitutif, vital.
Il n'y aura pas d'homme sec ; et que l'on ne pense pas l'homme et l'eau, c'est l'homme d'eau qui bâtira son monde.

Après « Narcisse Guette », chorégraphie rêveuse, et « Fous de Bassin », fantasmagorie aquatique, voici «Les Oxymores d'eau», spectacle d'un homme-nature en collision d'images, l'aventure des contradictions entre un monde qui nous quitte et une planète humide et bleue qui n'est pas sûre de nous garder.


3. L'eau mise en ville - Avant-propos

Aujourd'hui, citoyens, écologistes, urbanistes et élus regardent l'eau des métropoles comme un espace de renouveau. Devenus enjeux de société, ces surfaces emblématiques peuvent faire signe comme un appel, elles sont le lieu des pensées fluides, lieu rêvé : vacuités urbaines inscrites au cœur de la ville saturée.

Très souvent les villes sont nées de l'eau, présence d'une source, d'un fleuve ou d'un abri maritime.
Avec le temps et l'histoire, l'urbain s'est peu à peu édifié dans la défiance de l'eau : canalisation, protection, fortification, assèchement. Aujourd'hui, l'eau dans la ville est asservie, changée en bain d'illusions ou douves résidentielles, alibi des pressions foncières et/ou échappée des regards romantiques, lieu cerné de ville ou friche liquide.


4. L'eau, espace public

Pourtant, fleuves, lacs, mers et ports sont, avec les forêts, nos réservoirs d'imaginaires. Les surfaces d'eau vivent comme les respirations non bâties de l'urbain, des fragments d'horizons ou des couloirs d'immensités qui portent le citadin contemporain comme à la lisière de la jungle des villes.

Ici, dans l'automobilebéton, le moindre caniveau est un confins, et tout bord de quai un ailleurs.
Partout dans le monde, c'est maintenant la renaissance des eaux urbaines : les espaces de l'eau deviennent les lieux épargnés par l'automobile, et leurs périmètres sont valorisés, environnementés, architecturés et paysagés, le piéton et le vélo remplacent l'auto-berge, la ville se réhydrate.




5. Ecrire sur l'eau

Travaillant dans ces nouveaux usages qui fleurissent sur les rives urbaines, ilotopie, compagnie d'artistes et fruit d'une histoire insulaire, veut « jouer de l'eau », sur ces scènes liquides, finalement vierges, aux carrefours des villes.

De même que la rue n'avait pas vraiment son théâtre avant l'avènement des Arts de la Rue, à part les harmonies, les majorettes et les carnavals, fleuves, lacs et mers sont encore dans un folklore artistique, avec joutes nautiques, vieux gréements et feux d'artifices.
Ecrire pour ces nouvelles planches est l'enjeu que nous nous fixons aujourd'hui, désireux de faire émerger du cœur des villes une création contemporaine pétillante et sensée, comme un défi urbain, et nous savons qu'il y aura du public aux rendez-vous des quais.


6. Objectifs

Notre choix, à travers cette création, est l'élaboration d'un spectacle majeur pour la compagnie, magique et presque chamanique, mais un spectacle qui porte aussi les valeurs corrosives que nous défendons chacun, humainement, dans notre société contemporaine, des fenêtres sur des choix possibles et un panel de fragments d'utopies lacéré d'images acides du monde actuel.
L'eau, espace fortement chargé romantiquement, n'offre pas facilement l'incisivité que nous recherchons et c'est là une partie vitale de notre quête.

Cet homme, que nous plaçons sur l'eau, n'est pas en conflit social, il cherche les causes de son insatiabilité et de son insatisfaction. Il ne sépare pas encore les morceaux de lui-même. Il reste individu, archétype construit de parts mythiques et d'acquis récents, scientifiques, philosophiques, politiques et affectifs, mis à l'épreuve du monde planétaire.
Cet homme-là est dans les acteurs de notre théâtre, inlassablement.

« Les Oxymores d'eau » sont en écriture et en chantier, mais le champ de cette création est pour nous tout à fait balisé par nos expériences et nos désirs ; c'est aujourd'hui le travail en commun de la compagnie qui va devoir incarner le centre de ce nouveau spectacle.


7. La scénographie

Cette scène eau fait un demi-hectare, en moyenne 80 mètres de large par 60 mètres de lointain.
Dans certains cas, ce lointain est un vrai régal quand l'obscurité mélange le ciel et l'eau dans un noir profond, autorisant d'incroyables apparitions ou disparitions.

L'autre profondeur, celle de l'épaisseur d'eau pouvant varier de 70 centimètres à plus de 30 mètres selon les lieux.
Malgré ses dimensions de paysage, et parce qu'il s'agit d'un paysage, c'est à dire d'un espace qui n'existe que par le regard humain, c'est l'emplacement du public avec ses qualités de réception des images qui va définir le lieu scénique.

Ainsi posé, nous nous retrouvons dans un schéma théâtral assez traditionnel, avec un plateau particulièrement bien dégagé pour plusieurs milliers de spectateurs !

Evidemment, cette scène d'eau a ses qualités propres : vents, courants, marées ou vagues peuvent bousculer le spectacle jusqu'à le rendre irréalisable, mais la plupart du temps, les éléments atmosphériques ou de situations sont plutôt des contraintes dynamiques dans la scénographie.



La scénographie est constituée de structures flottantes motorisées ou ancrées, d’architectures bioniques recevant les éléments d’éclairage, de son, de loges, de décors transformables pour le jeu, d’éléments éoliens et photovoltaïques et de stockage d’énergies.

L’électricité véhiculera certains acteurs tandis que d’autres se déplaceront par leur force physique. Nos recherches se portent aussi sur des sculptures aquatiques de déséquilibre, travaillées pour la métamorphose par l'acteur, basculement et renversement, émission d'eau en queue de paon pour déplacements d'avatars, usage d'air comprimé pour irruptions et déflations d'image-volumes, etc …
L’ensemble offrira une scénographie souple, évolutive et sensible apte à remuer l’amorphisme naturel d’un plan d’eau.
Les installations flottantes comporteront évidemment leurs faces cachées sous-marines, magnifiques coulisses secrètes pour les acteurs et les apparitions scénographiques.


8. Les acteurs navigacteurs

Notre approche de l'eau est l'homme valorisé par l'espace, l'humain bien vivant au cœur du paysage, désigné comme le décideur du monde, l'unique porteur d'utopies.

Durant plusieurs années d'essais, entre habitat lacustre, îles flottantes et mythes marins, nous avons appris que d'individus isolés sur l'eau émanaient d'étonnantes présences, et que si l'on choisit qu'un espace aquatique devienne un gigantesque théâtre, en s'alliant à l'eau, on ouvre de nouveaux champs de représentations.

Le théâtre est notre outil de travail sur un chemin qui passe à travers la ville et par des images vivantes. Avec un peu de technologie, les acteurs d'ilotopie sont devenus libres sur la scène liquide, piétons de l'eau et comédiens de jeux de fantasmes, conducteurs de rêves ou de cauchemars, transferts obsessionnels et profils convulsifs, portant ici la vie et l'action comme sur une scène ordinaire. Les acteurs ont appris l’eau et sont devenus navigacteurs.

Dans les Oxymores, ce seront quinze acteurs et techniciens qui déploieront ce théâtre d’eau.


9. Point de vue sur la scénographie

Sur une heure, le spectacle se déroulera en trois actes :

Acte 1 - un état rituel du monde, un avant, plaçant l’eau comme origine, et l’humanité comme fétu fragile.

Acte 2 - un monde contemporain jusqu’au bout, oeuvrant à sa globalisation.

Acte 3 - une bulle d’équilibre, où les eaux montantes ont su élever les hommes sur les chemins des utopies liquides.
Une utopie pour rire.

 

10. La lumière sur l'eau

L’eau est noire la nuit, sombre miroir, mais pourtant, la moindre lumière s’y trouve multipliée. Pour les Oxymores, chaque acteur en déplacement sur l’eau sera auto-éclairé.

De plus, trois plages lumineuses flottantes parallèles à la rive assurent l’illumination de tout le site par des projecteurs rasants.

De son côté, l’architecture solaire rediffusera la nuit les contre-jours et une poursuite prendra les solos d’acteurs.

En mobilité permanente, un comédien méduse avec un costume lumineux se projettera lui-même pour focaliser le public sur les scènes spécifiques. Sa place sera toujours entre la rive et sa cible.

L’ensemble du site et du spectacle sera souligné par des artifices blancs et argents illuminant tout l’espace lors des basculements d’images.

Tous ces équipements seront auto-alimentés et fonctionneront en basse consommation d’énergie.

Les lumières et leurs ruptures vont être une des clés de lecture des trois actes de ce spectacle.

11. Le son sur l'eau

Après plusieurs types d'installations sonores pour diffuser les créations musicales, nous choisissons aujourd'hui de générer la musique depuis l'eau et souvent grâce à l'eau.

L'air et l'eau seront les entités génératrices de sons émis grâce à des systèmes de tuyaux et d'anches, de biseaux et de rhombes.
Telles les vaches de mer, la compression de l'air sur l'eau sera utilisée par des acteurs-musiciens sur des mécaniques flottantes instrumentales.

Une sorte de cornemuse aquatique doit être testée également pour ce spectacle, dans un choix de puissance sonore.

Des ondes musicales amplifiées seront diffusées sur l'eau et depuis l'eau avec des alternances d'émergences et d'immergences, dans une écriture réalisée par le compositeur Phil Spectrum, qui invente la plupart des musiques de nos spectacles.


12. L'attrappe-watt : un potager d'énergie

L'insularité d'une partie de l'équipe d'ilotopie nous a marié depuis longtemps à l'eau, au soleil et au vent, «éléments renouvelables», au point de chercher aujourd'hui à offrir au public toutes les énergies d'un grand spectacle nocturne comme le cadeau du lieu, préparées et stockées sur les jours précédents.

En fait, tous les éléments de la scénographie flottante de l'événement sont capteurs d'énergie par la lumière et le vent, et leurs accumulations permettent, grâce à une gestion rationnelle des consommations des lumières, des musiques et des machineries, une féerie autonome.

Durant quatre jours, badauds et publics pourront voir fonctionner cette installation aquatique sans précédent, avec ses acteurs glissants au milieu de ce potager d'énergie.

En semaine, avant le week-end du spectacle, les enfants et adolescents pourront profiter d'explications et de jeux scientifiques à l'aide de miroirs personnels qu'ils cibleront vers les costumes photovoltaïques des acteurs d'eau pour les mettre en parade. Une récréation scientifique en plein centre ville.

Chaque architecture nautique, dont la station-phare, ainsi que les véhicules électriques et les plages flottantes rendront à l'heure dite les énergies captées sur le site pour les restituer au public à l'instant du spectacle.

Fini la fête synonyme de gaspillage : ici et maintenant, on stocke les watts les jours d'avant pour mieux les distribuer le grand soir.


13. Un village aquatique vivant ouvert aux publics

Dès le début des montages sur l'eau, des véhicules flottants entrent en jeu, tractant des morceaux d'architectures nautiques qui seront assemblés afin de construire toute la scénographie du site.

Les trois plages flottantes qui assureront une partie des lumières du soir (dont celles du public), sont des éléments catamarans à balancier équipés de 30m² de panneaux photovoltaïques, de batteries, et de 50 projecteurs longue portée en rasant.

Les pièces imposantes du phare à cinq flotteurs sont ensuite érigées, puis les voiles membranaires des cellules voltaïques sont déployés et les trois éoliennes dressées.

Cette île flottante technologique est le visuel majeur de l'installation s'orientant différemment à chaque instant du spectacle, présentant successivement des esthétiques différentes.
La scénographie se complète enfin de tous ses véhicules aquatiques, et des sculptures/jeux qui s'animent ensuite, avec l'eau et des pompes, de rapides mouvements de renversement.
Une ambiance sonore vient baigner le site dès que tous les éléments sont en fonction et c'est un monde en respiration qui commence à exister au fil des jours.

Les installations peuvent accueillir divers publics en journée pour des rencontres et des visites depuis le quai ou la berge.


14. Premier spectacle à énergie positive

Production sur site et stockage

- Panneaux photovoltaïques sur 5 lieux ( 60 m²)
Rentrée journalière entre 5 000 et 40 000 W

- Eoliennes - 3 éoliennes de 350 W
Rentrée aléatoire entre 15 000 W et rien

- Groupes électrogènes de secours
2 fois 1 000 W insonorisés soit 75 A/h en 12 V chacun

- Batteries à décharge lente
80 batteries de 100 A en 12 V

+ Régulateurs, chargeurs, convertisseurs, câbles...

En 3 à 4 jours, de 20 à 70 KW seront stockés

Consommation énergétique sur site

- Eclairage

accueil et sécurité du public sur 2H30 2 000 W Lampes et leds fluocompact

- Lumières spectacle de face sur 1H 5 000 W 3 plages flottantes autonomes de 15 phares chacune

- Lumières scénographie 1 500 W Lampes à leds disposées dans les sculptures flottantes
(dont phare)

- Lumières mobiles (avec acteurs) 800 W Leds d'éclairage acteurs

- Sonorisation 2 000 W Amplificateurs sonores basse consommation

- Moteurs (éléments mobiles) 3 000 W Déplacements ou propulsions par moteurs électriques.

Consommation globale sur la soirée : 14 300 W

Avec diverses pertes en ligne et en stockage, nous estimons sur 20 KW de consommation spectacle


15. Equipe et distribution


« Les Oxymores d'eau » est une création collective de la compagnie ilotopie.

La direction artistique et le guidage en écriture sont assurés par Bruno Schnebelin et partagée par :

- à la dynamique de production : Françoise Léger, Dominique Noël et Véronique Pasquet

- aux constructions insolites et aux architectures marines : Sébastien Coulomb, David Ferrier, Emmanuel Fleury, Andras Hajdu, Christophe Mineau, Stéphane Pigeyre et Pascal Wyrobnik

- aux costumes
et aux dessins scénographiques
: Ann Williams

- aux systèmes déployables
Patrick Vindimian

- à la création sonore : Phil Spectrum

Et sur l'eau déjà : Lucile Boissonnet, Valérie Cartier, Françoise Léger, Daniela Luna, Dominique Noël, Arnaud Poupin, Pierre Tardif...


16. Planning prévisionnel

Avril 2007 : résidence à l'Etang des Aulnes (Conseil Général des Bouches du Rhône) essais de machines flottantes et répétitions.

Hiver 2008-2009 : écriture

Janvier à mai 2009 : chantier de constructions, architectures et machineries.

Du 04 au 14 mai 2009 : résidence à l’Abattoir (Centre National des Arts de la Rue) de Chalon sur Saône

Du 03 au 13 juin 2009 : résidence à Châlons en Champagne.

Printemps 2010 : répétitions à l’étang des Aulnes (Conseil Général des Bouches du Rhône) et Amiens.

Première nationale : mai 2010


17. Les partenaires

Partenaires :

- Furies à Châlons en Champagne
- Le Hangar, Fabrique des Arts de la Rue, Amiens Métropole
- Soutien au projet L’Abattoir, Centre National des Arts de la Rue – Ville de Chalon-sur -Saône
- Le Théâtre des Salins, Scène Nationale de Martigues / Ville de Martigues
- l’ADEME

Aides à la création des « Oxymores d'eau » :

- «In Situ » plate-forme européenne de créations de spectacles innovants en territoire urbain
- Bourse à l'écriture BEAUMARCHAIS SACD 2007
- DMDTS Ministère de la Culture et de la Communication

Et bientôt :

- ADAMI
- SPEDIDAM
- SACD
- Conseil Régional Provence Alpes Côte d’Azur
- Conseil Général des Bouches du Rhône
- Marseille Provence 2013, Capitale Eutopéenne de la Culture

Recherche de co-productions et de pré-achats en cours.

 

ilotopie est soutenu par le Ministère de la Culture, la DRAC PACA, le Conseil Régional PACA, le Conseil Général des Bouches du Rhône, l'ACSE , SAN Ouest Provence, la DIREN, l’ONDA, la ville d'Arles, la ville de Port Saint Louis, Cultures France.

 

 

Spectacle aquatique hors normes
pour très larges publics.


Documents et recherches de sites et de partenaires :
francoise.leger@ilotopie.com
bruno.schnebelin@ilotopie.com


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