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Spectacle de 6 à 9 jours et nuits avec: Les habitants Direction artistique et écriture Contact
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Le XX ème siècle a laissé le mythe démocratique derrière lui. Les années 70 auront distribué les derniers bons points de mobilité sociale sur les bancs de l'école laïque. A nouveau, et comme de toute éternité, le pouvoir va aux enfants du pouvoir et la misère à la progéniture des pauvres. On continue bien d'entendre encore un peu que chacun a eu sa chance et que l'intelligence n'est a priori pas raisonnablement répartie, afin que les plus déshérités se soupçonnent plus idiots et que soit entretenue la grande honte culpabilisante des laissés pour compte ! La honte n'a jamais été le levain de la révolte et la loi de la "pensée unique" dont parle Ignacio Ramonet n'incube pas les nécessaires utopies. C'est peut être une fois digéré ce retour du destin que l'on pourra bâtir de nouvelles luttes. Plus de consumérisme, plus d'aspirations sociales, mais l'attaque du bonheur avec les pieds dans le destin. Le mythe de Sisyphe survit bien dans ce nouveau bain politique surtout quand l'éclairage d'Albert Camus insiste : "…il faut imaginer Sisyphe heureux. " 1942
CoNFiNS est un village-spectacle posé sur la voie publique, attisant et attirant toutes les curiosités. C’est une zone d’hyper-droits, un espace poreux sans dehors ni dedans, une architecture de femmes et d’hommes conçue comme des habits très larges, habitats pour la réception de l’autre. Ces nouveaux voisins avec leurs utopies, leurs rites, leurs gestes, leurs désirs d’êtres vivants, leurs objectifs et le sens de leurs actes bâtiront une architecture commune, « un lieu commun », nécessairement remis en cause par le quotidien des vécus. CoNFiNS, c’est l’installation d’un site éphémère et disparate dans l’espace public, qui s’offre aux passants et aux spectateurs, 6 à 9 jours durant. Peut être un village par dessus la ville, peut-être une utopie…
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